Petit guide de BlackShark pour les Nuls.
Tutoriel n° 1

Par Para Bellum, SimHQ Member
-librement traduit de l’anglais et adapté

par Pierre Antier, 18 janvier 2009 –



Guide de DCS Black Shark pour les nuls.

NB : ce tutoriel est à utiliser avec le fichier mission tutorial01.miz créé par l’auteur (adresse de téléchargement en dernière page du tutoriel).

Un certain nombre de personnes ayant exprimé leur souhait d’avoir un tutoriel simple et basique pour effectuer leurs premiers pas sur cet excellent simulateur, je me suis mis au travail. Le tutoriel qui suit est destiné au parfait débutant, c'est-à-dire à celui qui a acheté le jeu, compulsé le manuel et le tableau des commandes, puis qui se retrouve maintenant assis en face de son PC, impatient d’en découdre mais complètement scotché à cause de la complexité de la simulation.

Ce tutoriel n’est pas un manuel hyper-détaillé d’apprentissage ; c’est un guide de démarrage rapide pour prendre au plus vite son envol. Il ne concerne ni la procédure complexe de mise en route ni aucune description exhaustive des opérations liées à des systèmes complexes tels que l’ABRIS.

Son objectif est de vous familiariser avec la mise en œuvre basique des principales fonctionnalités du Ka-50, à savoir le décollage et le fonctionnement des systèmes d’armes embarqués.

Dans la mesure où j’effectue une approche simplifiée des nombreux aspects avancés de la simulation, ce tutoriel doit être utilisé d’entrée de jeu avec l’option « Plein réalisme, full realism ». En effet, l’utilisation d’options moins réalistes donne souvent de mauvaises habitudes dont il est difficile de se débarrasser le jour où l’on souhaite passer à des niveaux d’options plus réalistes.

Allez, c’est parti !

Alors, par une belle matinée de printemps, vous voilà assis dans votre Ka-50 flambant neuf, et vos yeux effarés contemplent la multitude d’instruments libellés dans une langue bien étrange. Vous avez jeté un œil sur l’imposant manuel en pdf et là, vous réalisez que le besoin urgent d’absorber des litres de vodka ne vous aidera en rien à résoudre le problème auquel vous êtes à présent confronté.

Pas de panique, nous allons bien vite vous amener à vous éclater !


 

Tout d’abord, faisons connaissance avec le cockpit :

Tout cela paraît compliqué, non ? Mais restons calmes, vous n’aurez pas besoin de la moitié de tous ces instruments, boutons et bitoniaux pour faire voler l’hélicoptère et utiliser ses systèmes d’armes. Ça va déjà mieux, non ?

Nous allons démarrer avec une mission d’entraînement facile : décoller, voler jusqu’au point tournant (waypoint) n°2, faire péter quelques chars, voler jusqu’au point tournant n°3, flinguer quelques très ignobles personnages et leurs très affreuses…euh…tentes, puis revenir à la maison pour prendre un petit déjeuner bien mérité.

Primo : la commande la plus importante pour un pilote débutant : WIN gauche + HOME. Cette combinaison de touches fait démarrer automatiquement tous les systèmes les uns après les autres, ainsi vous n’aurez pas à le faire vous-mêmes. Une fois tous les systèmes mis en marche (cela prend un certain temps), nous pouvons préparer notre bel oiseau pour la mission.

La procédure automatique de démarrage a fait apparaître la carte sur l’écran de l’ABRIS. L’ABRIS est un prodigieux système doté de puissantes possibilités, mais pour le moment nous allons nous contenter de regarder la carte.

 

 

Vous voyez les quatre boutons sous l’écran de l’ABRIS ? Cliquez sur le (1) marqué NAV, puis sur le (2) marqué MAP. Maintenant, la carte devrait apparaître sur l’écran de l’ABRIS, et à l’aide des boutons (3) et (4) vous pouvez la zoomer ou la dézoomer à volonté.

Pour la navigation (pré-programmée) dans cette mission, nous allons utiliser le système de navigation PVI-800. Sur le panneau du PVI-800, cliquez sur le bouton situé dans le coin en haut à gauche (waypoint mode) pour activer le mode de navigation par waypoints (points tournants) ; puis cliquez sur le chiffre 1 pour sélectionner le waypoint n°1. Notez que vous pouvez sélectionner chaque waypoint  en cliquant sur le chiffre correspondant à son numéro. Le bouton « Airfield mode » sélectionnera le terrain à partir duquel vous avez décollé, puis celui sur lequel vous pourrez atterrir si ce n’est pas le même que celui de départ.



 Ensuite, jetons un coup d’œil sur quelques instruments de base :

 

L’un des plus importants de ces instruments est le VVI (Vertical Velocity Indicator, indicateur de vitesse verticale). Il faut toujours avoir un œil sur cet instrument essentiel, particulièrement lors de vols à basse altitude, que vous serez amenés à effectuer la plupart du temps si vous tenez à rester en vie.

Sous le VVI, on trouve le ADI (indicateur directionnel d’attitude), et sous celui-ci le HSI (indicateur de situation horizontale ou horizon artificiel) qui ne nous concerne pas pour l’instant mais rappelons-nous que dans le coin supérieur gauche du HSI est indiquée la distance en km qui nous sépare du waypoint actuellement sélectionné.

Sur ce même panneau, on trouve l’indicateur de vitesse (IAS : Indicator AirSpeed) et le radar altimétrique. Puisque nous en sommes au radar altimétrique, cliquez/maintenez pressé sur le bouton droit (marqué d’un petit triangle) et avec la souris amenez le petit index sur le nombre indiquant l’altitude de sécurité que vous souhaitez. Moi, j’ai fixé cette altitude à 30 mètres : si je descends sous cette altitude, un signal (bip) d’alerte se fera entendre.


Dernière chose à faire avant de décoller : vérifier et ajuster le système de contre-mesures.

C’est en fait très simple. Le panneau rectangulaire vertical (situé en haut à droite du cockpit) a deux modes de fonctionnement : il indique soit le montant de flares (leurres) restants soit les options de programmation. Sur la photo d’écran ci-dessus, c’est cette dernière fonction qu’il indique. Vous pouvez commuter entre ces deux fonctions à l’aide du petit levier à bascule situé sur le côté droit. Sur le côté opposé, se trouve le levier de distribution qui permet de choisir le côté d’éjection des flares, matérialisé par les petites diodes rouges en haut du tableau. On voit que sur la photo, les flares seront éjectées des deux côtés de l’hélicoptère.

Le bouton carré bleu, libellé «Number of sequences » sur la photo, détermine le rythme des séquences d’éjection chaque fois que le bouton INSERT est appuyé pour éjecter les flares. Le bouton carré bleu (en-dessous), libellé « Number of flares/sequence » (= nombre de flares par séquence) détermine le nombre de flares éjectés par séquence et le bouton carré bleu libellé « INTERVAL » le temps de pause entre deux séquences. Le bouton carré bleu libellé « RESET » en-dessous réinitialise le programme, et le bouton carré vert « STOP » stoppe la séquence en cours (DELETE). Le bouton carré rouge, lorsqu’il est appuyé, permet d’éjecter les flares (équivalent de INSERT).

Comme indiqué sur le petit écran digital en haut du panneau, les chiffres 235 signifient que j’ai programmé le dispensateur de flares comme suit : chaque fois que j’appuierai sur la touche INSERT (ou sur le bouton rouge) 3 flares seront éjectés de chaque côté de l’hélicoptère, au rythme de deux éjections par séquence avec une pause de 5 secondes entre chaque éjection.

Ok, maintenant il est temps d’y aller !

Tout fonctionnant normalement, nous augmentons en douceur le collectif jusqu’à ce que l’hélicoptère quitte le sol et nous nous stabilisons à 50 m. Oui, en douceur ! Car le Ka-50 répond nerveusement et rapidement à toute sollicitation du manche. Il n’y a rien de pire que d’essayer de piloter en pourchassant les aiguilles des cadrans. Dès que vous commencez à osciller d’avant en arrière, les choses peuvent vite se gâter. Pour éviter cela, utilisez les commutateurs d’autopilotage ainsi que la fonction de vol stationnaire (GALT + T).

Considérez l’autopilotage moins comme un système entièrement automatisé qui va vous mener d’un point A à un point B que comme un système de stabilisation destiné à un équilibrer appareil particulièrement « chatouilleux ».

Fondamentalement, vous devriez avoir les modes d’autopilotage de tangage, lacet, roulis activés en permanence et trimer (T) chaque fois que vous actionnez le cyclique. Oui, à chaque fois.

 

Je sais que cela peut paraître un peu rébarbatif, mais au plus vite vous vous accoutumerez à cela, au mieux ce sera. Assignez la fonction TRIM à un bouton du joystick et habituez-vous à presser ce bouton chaque fois que vous actionnez le manche du cyclique puis à le relâcher à nouveau. Vous serez récompensés par un vol beaucoup plus stable. Vous pourriez également désactiver les fonctions d’autopilotes et de stabilisation en faisant appel au mode directeur de vol, mais je préfère les laisser activées en permanence tout en trimant pour modifier le profil du vol.

N’hésitez pas à pratiquer le vol stationnaire ! Il s’agit-là de la manœuvre la plus importante pour un pilote d’hélicoptère. Usez-en et abusez-en ! Mais n’oubliez pas tout de même pas de le désactiver avant de poursuivre le vol…

Dernier détail mais pas des moindres : désactivez les feux anticollision à l’aide du levier ad-hoc (touche : DSHIFT + J) dès que vous vous éloignez de votre aire d’envol. Pénétrer en territoire ennemi illuminé comme un sapin de Noël n’est pas hautement souhaitable, n’est-ce pas ?


 

Ok, nous sommes maintenant stabilisés, en vol stationnaire à une altitude d’environ 50 m, tout va bien ! On peut voir affichés sur le HUD l’index en forme de losange (ou de diamant) qui nous indique la route à suivre jusqu’au waypoint n°1, ainsi que l’altitude, le cap et la vitesse. Et puisque nous sommes en vol stationnaire, on peut également y voir le cercle de référence du stationnaire et le petit carré mobile représentant le point du sol à partir du quel a été initié le vol stationnaire et donc la déviation de l’hélicoptère à partir de celui-ci [réf. Manuel : p. 4-4 & 4-6]. Dans le coin du HSI, nous pouvons lire que nous sommes juste à 6 km du waypoint n°1. Utilisez le gouvernail pour faire pivoter l’appareil jusqu’à superposer le diamant sur le petit triangle inversé qui indique le cap actuel. Il est temps maintenant de désactiver le vol stationnaire (GALT + T), de maintenir la pression sur le bouton de trim (T), d’abaisser le nez de l’hélicoptère en poussant (doucement !) le cyclique vers l’avant en augmentant (progressivement) le collectif de manière à ne pas perdre d’altitude. Dès que le nez est abaissé d’environ 10 °, nous pouvons relâcher le bouton de trim et prendre de la vitesse. Et n’oublions pas de relever le train d’atterrissage (G).

Tachez de stabiliser l’appareil à 50 m d’altitude, à une vitesse de 150 km/h.

Une fois le waypoint n°1 atteint, sélectionnez le waypoint n°2 en cliquant le chiffre correspondant sur le PVI-800. Vous devriez alors remarquer que, sur le HUD, le diamant se déplace à nouveau jusqu’à venir se superposer sur le triangle inversé de cap.


Maintenant que vous avez quitté votre base d’envol, désactivez les feux de navigation à l’aide du commutateur (ou touche DALT + L) et anticollision (DSHIFT + J). le commutateur des feux de navigation a 4 positions : 10%, 30%, 100% et OFF.



Excellent ! Nous sommes maintenant en route vers nos premières cibles, nous ne brillons pas comme un sapin de Noël et le Ka-50 se comporte de façon remarquable.


Tandis que nous approchons du waypoint n°2, nous devrions avoir un message nous indiquant de préparer nos systèmes d’armes. Les cibles blindées étant supposées se trouver sur une route de l’autre côté de la crête, nous pouvons donc préparer nos systèmes d’armes en toute sécurité à partir de notre position actuelle.

Maintenez le trim (T) appuyé, tirez le manche du cyclique vers vous, relâchez le trim, réduisez le collectif. Vous devriez maintenant perdre de la vitesse sans prendre d’altitude. Approchez-vous avec précaution de la crête en face de vous, réduisez la vitesse à 0 et engagez le stationnaire (GALT + T). Vous devriez vous trouver derrière la ligne de crête, dans un vol stationnaire bien assuré.


Il est temps maintenant de jeter un œil PUI-800 : il s’agit des panneaux situés au centre, en bas et à gauche du cockpit et dédiés aux contrôles de l’armement et de l’acquisition des cibles.

Commençons avec le tableau « statut et contrôle de l’armement » situé juste en-dessous de l’écran du Shkval. Le petit avion stylisé est entouré de diodes luminescentes : les diodes jaunes signalent la présence d’armements embarqués et les diodes vertes la présence des armes prêtes au tir. Dans les trois petits écrans en-dessous, on peut lire successivement : les lettres ПС qui signifient que les armes présentement sélectionnées sont des missiles antichars Vikhr, le chiffre 12 qui signifie que 12 de ces missiles sont embarqués et le chiffre 24 indiquant le nombre (à multiplier par 10) de munitions pour le canon qui est l’arme actuellement sélectionnée (diodes vertes sur le dessus des ailes).

A gauche du petit avion se trouve le levier maître d’armement (Master Arm) qui devrait être sur la position ON (levier vers le haut) : c’est lui qui, lorsqu’il est dans cette position haute, autorise le tir. En-dessous, on trouve le commutateur de contrôle de l’armement qui devrait TOUJOURS être en position AUTO « ABT ». A sa droite il y a le sélecteur de mode d’armement positionné sur salve courte (short), moyenne (medium) ou longue s’agissant du canon ou du tir  de roquettes lorsque ce type d’armement est sélectionné. S’agissant du tir de missiles Vikhr, il indique si ces missiles doivent être tirés seuls ou par deux. Personnellement, je tire habituellement les missiles un par un.

Poursuivons avec le tableau de contrôle dédié au mode d’acquisition des cibles situé sur le panneau inférieur gauche du cockpit : c’est maintenant qu’il nous faut positionner le sélecteur de standby laser sur ON. Puis nous pressons le bouton carré Acquisition de cibles terrestres mobiles (Ground Moving Target) : nos premières cibles ne sont pas mobiles, mais il est néanmoins grandement préférable de faire ainsi de manière à ne pas manquer les cibles mobiles qui se présenteront par la suite, ce qui arriverait fatalement si on oubliait de presser ce bouton. Nous trouvons ensuite le bouton « Automatic turn on Target (orientation automatique vers la cible) : c’est un procédé particulièrement astucieux qui permettra au nez de l’hélicoptère de s’orienter automatiquement en direction d’une cible désignée. Il suffira de cliquer dessus, une fois la cible désignée via le Shkval (ou d’appuyer sur la touche « A » du clavier azerty, « Q » du clavier qwerty).

Ah oui, ne pas oublier de déverrouiller le système de ciblage du Shkval en appuyant sur la touche « O ».



Et maintenant, nous sommes prêts à utiliser notre armement.

Désactivez le vol stationnaire (GALT + T) et avec précaution élevez-vous vers le sommet de la crête. Toujours protégés par la ligne de crête, réduisez de nouveau votre vitesse à 0 et refaites un vol stationnaire. Puis augmentez le collectif de façon à vous élever lentement au-dessus de la ligne de crête.

Pour mener cette attaque, nous allons utiliser le viseur de casque.

Activez celui-ci en appuyant sur la touche « H ». Asservissez l’écran du Shkval au réticule de visée du viseur de casque en maintenant appuyée la touche « O ». Vous pouvez voir maintenant le secteur des cibles. Vous devriez avoir plein spot sur trois chars droit devant vous, sur la route un peu en contrebas d’une colline boisée. Relâchez la touche « O » : l’écran du Shkval devrait être maintenant stabilisé et focalisé sur le sol près des chars.


Vous pouvez maintenant zoomer/dézoomer (touches = et - du clavier qwerty) et ajuster les dimensions du cadre (touches [ et ] du clavier qwerty) autour de la cible sur l’écran du Shkval. Amenez le cadre sur un des chars.


Maintenant, verrouillez la cible en appuyant sur la touche ENTER Le symbole TT sur l’écran du Shkval devrait se changer en ТA (acquisition automatique de cible, auto tracking target) et vous devriez voir apparaître sur le HUD le message ТА-ИД (Символ ТА-ИД (телеавтомат активен – измерение дальности),  les lettres cyrilliques sont souvent retranscrites par facilité de lecture par TA-HA).

 

*** Actionner le manche du cyclique de façon à amener, sur le HUD, le cercle de visée de la cible A L’INTERIEUR du cercle de lancement du Vikhr ***

Vous devriez obtenir maintenant l’autorisation de lancement (la lettre C apparaît sur l’écran du Shkval) ; continuez de maintenir le cercle de visée dans le cercle de lancement puis appuyez sur le bouton de mise à feu du missile (DALT + SPACE) ou bouton de tir du joystick) jusqu’au départ du missile. NB : vous devez maintenir ce bouton pressé pendant au moins une seconde avant de pouvoir voir sur votre écran le missile partir.


Si vous avez effectué toutes ces opérations correctement, voici ce que vous devriez voir :

Bien joué ! Maintenant détruisez les deux chars restants, il sera toujours temps d’utiliser les roquettes et le canon plus tard. Mais méfiez-vous : si vous opérez sans précaution en volant trop haut ou en vous approchant trop près des chars, ceux-ci vous attaqueront sans sommations et sans état d’âme. Aussi, si votre avertisseur laser commence à flasher, réglez-leur leur compte rapidement ou bien allez vous planquer à l’abri d’une colline.



Nous voici parvenus à la seconde partie de la mission.

Une fois les chars détruits au waypoint n°2, nous désactivons le vol stationnaire et pressons la touche BACKSPACE pour ramener le mode NAV sur le HUD. Cliquez sur le chiffre 3 sur le PVI-800 pour voler en direction du prochain waypoint. Survolez la ligne de crête pour descendre dans la vallée et suivez la route jusqu’au waypoint n° 3, contemplez au passage les chars en train de se calciner et préparez-vous pour un autre vol stationnaire face à la prochaine colline.


Comme les cibles au point tournant n°3 sont constituées de fantassins et de quelques tentes, nous allons utiliser des roquettes non guidées et le canon pour les détruire. Bon, vous devriez être maintenant à couvert en vol stationnaire, prêts à initialiser vos systèmes d’armes. Tout d’abord, jetez un coup d’œil au panneau arrière droit :

 

Assurez-vous que le commutateur du tableau des données balistiques relatives aux roquettes et au canon est bien sur 0, ce qui est l’option pré-requise pour utiliser nos roquettes S-8 (cf. photo, Unguided Rocket/Gunpod Ballistics data settings).


Choisissez les roquettes en sélectionnant l’armement correspondant (touche « U ») visualisé sur l’avion stylisé du panneau central et manipulez le levier ad hoc (cf. photo, set burst length to medium/CP) pour déterminer la longueur de la rafale. Cela permettra d’envoyer une pleine salve de roquettes quand nous presserons la mise à feu. De même, sur le panneau latéral gauche bas (panneau de contrôle et d’acquisition des cibles), placez le commutateur du mode de système d’armes sur « lier le canon à la ligne de visée = НПУ » [cf. page 2-101 du manuel].


Les données de l’armement à utiliser étant fixées, déverrouillez maintenant de nouveau le Shkval (Touche « O »), désactivez le vol stationnaire (touche GALT + T), et faites lentement le tour de la colline en avançant et en suivant la route. Utilisez l’optique du Shkval pour rechercher des cibles (pour info, j’ai configuré les contrôles du Shkval sur le chapeau chinois – hat - de mon joystick et comme j’utilise un Track IR pour les vues, le tout fonctionne impeccablement). Très vite, vous allez découvrir de l’infanterie sur la route et un campement de toile aux alentours.

Verrouillez une cible, amenez le réticule de visée sur le marqueur de cible et tirez lorsque vous en obtenez l’autorisation (un « C » apparaît sur le HUD et sur l’écran du Shkval). Souvenez-vous que vous pouvez utiliser cet astucieux procédé de « l’orientation automatique sur cible » en appuyant sur le bouton correspondant ou sur la touche « A » du clavier azerty (« Q » du clavier qwerty). Profitez du feu d’artifice !


 

Si vous avez bien pris votre visée – ce qui en fait n’est pas si facile avec ces roquettes non guidées, surtout si vous avez en même temps un peu de mal à contrôler votre hélicoptère -  la cible devrait ressembler à ceci :

 

Buvez un coup et remettez le couvert !

Si vous êtes aussi bon tireur que moi, il est probable que quelques fantassins auront survécu à votre attaque aérienne. Et bien sûr, vous n’avez plus de roquettes dans vos petits paniers… C’est foutu !

Mais non, ce n’est pas foutu, parce que maintenant nous allons enfin pouvoir faire joujou avec le canon ! Yes, Sir !

De nouveau, retournez voir le panneau de contrôle de l’armement et de l’acquisition des cibles (vous vous souvenez…en bas à gauche…) pour asservir le canon à ligne de visée du Shkval : placez le commutateur sur ППУ [cf. manuel pp. 2-100 & 2-101], c'est-à-dire sur la position midi.

Nous pouvons maintenant utiliser le canon en se servant du désignateur mobile sur l’écran du Shkval. Vous n’avez pas en fait à verrouiller de cibles (surtout que nous avons à traiter des cibles statiques) : placer simplement le cadre de l’écran TV sur ce que vous voulez détruire. Rappelez-vous tout de même que sur le Ka-50 le canon est monté à droite, ce qui limite sa capacité de débattement vers la gauche. Si votre canon ne parvient pas à tirer alors que la cible engagée est à portée de tir correcte, c’est que cette cible est fort probablement en-dehors des limites de la « grille » visible sur le HUD et située un peu sur la droite par rapport à la position du canon.


Allez, maintenant débarrassez le secteur de toutes cibles restantes !

 

Lorsque vous aurez éliminé toutes les cibles, vous devriez recevoir un message vous annonçant qu’il est temps de retourner à la maison. Appuyez de nouveau sur la touche BACKSPACE pour passer en mode NAV sur le HUD, et utilisez le PVI-800 pour fixer le prochain waypoint et voler vers votre base préférée, si possible sans aller vous crasher bêtement !


En approche de votre base, vous pouvez vous retransformer en sapin de Noël en allumant vos feux de navigation et anticollision.

Choisissez votre point d’atterrissage, réduisez la vitesse et repassez en vol stationnaire. Abaissez le train d’atterrissage (touche « G ») et réduisez doucement le collectif pour entamer une lente descente. Faites de petites corrections si nécessaire, NE REAGISSEZ PAS BRUTALEMENT et NE POURSUIVEZ PAS LES AIGUILLES.

 

Une fois les roues posées en sécurité sur le sol de cette bonne mère Patrie, éteignez tout avec la touche « GWIN + FIN ».

Félicitations, vous avez parfaitement rempli votre mission et terminé ce tutoriel !


 

J’espère que vous aurez appris deux ou trois choses et que la lecture de ce tutoriel vous aura plu. Je vous présente mes excuses en cas d’erreurs, de coquilles ou d’imprécisions : c’est que moi aussi, j’ai encore à apprendre…

Je vous ferai parvenir le fichier de mission dès que possible.

PS : vous trouverez le fichier Tutorial01.miz ICI

Clic droit et enregistrement dans le dossier Missions de Ka-50.

Cordialement

 


Para_Bellum /SimHQ Member

Traduction par Pierre Antier, 18 janvier 2009