Veuillez noter que cet article, y compris les captures d'écran et les vidéos, s'appuie sur une version beta du logiciel. Les caratéristiques et le contenu du produit final sont bien entendu sujets à changement.

Dans notre premier article, nous avions essayé le logiciel, sauté dans le cockpit du Ka-50, tenté de maintenir un stationnaire au-dessus du terrain et plus généralement nous avons été une nuisance pour la base. Aujourd’hui nous allons avoir un bref aperçu du démarrage des moteurs et nous effectuerons un court vol dans la campagne environnante pour se faire une idée de ce que vaut le ka-50 sur les manœuvres de navigation. Une fois de plus, cet article, et la vidéo qui l’accompagne, sont seulement un aperçu superficiel des systèmes et des commandes du Ka-50 ; les "Producer’s Note" de Matt Wagner sont beaucoup plus techniques et approfondies. Matt Wagner possède un degré bien plus élevé de compréhension de cette machine extrêmement complexe.

Je n’ai toujours que quelques douzaines d’heures de vol environ sous DCS : Black Shark et une grande partie d’entre elles a été consacrée à feuilleter le manuel sur mon PC portable tout en tachant de ne pas bouger au-dessus du terrain, essayant de comprendre l’avionique. Après nombre d’heures d’entraînement, je suis finalement parvenu à plutôt bien mémoriser les procédures de démarrage de l’APU et des moteurs. J’oublie encore couramment un commutateur ici ou là, et j’ai souvent besoin de passer le pointeur de la souris sur un panneau de contrôle afin de m’assurer à l’aide des bulles d’aides en anglais que je suis sur le bon bouton. Il y a d’évidentes différences entre un démarrage utilisant une checklist abrégée et un démarrage en effectuant une checklist complète incluant nombres de vérifications de systèmes et de procédures. Chaque fois que je pilote le Ka-50, j’apprends quelque chose de nouveau à son sujet, et ce, parce que j’ai toujours quelque chose à chercher dans le manuel.

La grande partie du temps de cette session, je l'ai consacré à en apprendre davantage sur la navigation à bord du Ka-50. Malgré plusieurs jours et des heures passés à travailler cette critique, je peux honnêtement dire que je vais à peine en érafler la surface dans ce rapport. Les deux principaux systèmes sur lesquels je vais me pencher aujourd’hui sont l’ABRIS Advanced Moving Map System et le PVI-800 Inertial Navigation Unit. L’ensemble de ces deux systèmes fournit les données de navigation au pilote, mais ils travaillent indépendamment l’un de l’autre permettant une redondance des informations de navigation pour l’éventualité d’une défaillance ou de dommages sur les systèmes. En bref, l’ABRIS est un système de navigation par les satellites tandis que le PVI-800 s’appuie sur un guidage inertiel pour calculer la position. Comme c’est le cas avec la majorité des INU, le système inertiel induira des erreurs avec le temps qui, si elles ne sont pas corrigées, augmenteront de plus en plus l’incertitude de positionnement.

Puisque le but de cet article n’est pas vraiment d’être formateur, je passerais sur les détails, mais sachez seulement que la modelisation de l’INS et de l’ABRIS dans ce simulateur est tout simplement à vous décrocher la mâchoire. A un certain moment de la vidéo jointe, vous verrez la preuve que toute cette technologie peut être vraiment curieuse si vous ne lisez pas et ne comprenez pas entièrement le manuel. Cela devient un refrain récurrent : voler, maintenir un stationnaire, regarder dans le manuel, maintenir le stationnaire, chercher les commutateurs, maintenir le stationnaire, revérifier le manuel, actionner les commutateurs, poursuivre. J’en ai fait part aux développeurs et je le répète ici : c’est le simulateur pour lequel j’ai eu le plus à étudier le manuel, et qui approche le plus le niveau de complexité de certains des appareils que je pilote dans la vie. Tandis que j’explorais les fonctionnalités du système inertiel, j’ai aussi fait un peu l’imbécile avec l’ABRIS et j’ai commencé à me familiariser un peu plus avec les différentes pages et sous-modes. Je suis persuadé que je pourrais écrire des articles valables sur l’ABRIS seul pendant un an. La partie du manuel traitant des fonctionnalités de l’ABRIS atteint actuellement le nombre vertigineux de 114 pages. Durant mon court vol d’aujourd’hui, je couvre peut-être un centième de ce que peut effectivement faire le système.

J’ai également appris durant la préparation et le vol de cette mission à quel point un hélicoptère est impitoyable face à l’inattention et la suffisance. Ayant beaucoup piloté sous Longbow 2 et EECH par le passé, je suis coutumier du fait que vol à basse altitude et haute vitesse est mauvais pour la santé. Maintenant prenez le niveau de difficulté de Longbow 2 ou de EECH et multipliez la par un facteur d’environ 10 et vous aurez une idée de la raison pour laquelle j’ai l’air d’un singe jonglant avec des bananes quand je suis dans le cockpit du Ka-50. Et le plus fou, c’est que je n’ai même pas encore tiré une seule arme! Je sais que c’est difficile à croire mais j’en suis toujours à essayer de me familiariser encore davantage avec l’appareil avant de songer à utiliser un des systèmes d’armes. Heureusement, je suis finalement parvenu à la partie du manuel qui traite des aides au pilote avec par exemple le maintien automatique de stationnaire ou les divers modes du pilote automatique. Une fois de plus, je n’ai fait qu’effleuré les capacités du système, mais le simple fait d’être capable de régler un stationnaire stable géré par le pilote automatique tandis que je consulte le manuel est déjà une grande amélioration. Je n’arrive pas à imaginer la difficulté de voler à vitesse et altitude de combat, éviter les menaces, utiliser les armes, et gérer les ailiers. Oh, et faire tout ça de nuit sous un orage.

Heureusement, le manuel de DCS : Black Shark est très abordable. Ce serait un vrai défi que de grimper dans le froid et sombre cockpit du Ka-50 et réussir à le rendre opérationnel sans se référer au manuel au moins au début. La quasi-totalité des questions que je me suis posé ont trouvé une réponse dans le manuel, bien que comme dans tout manuel technique, elle se trouve parfois noyée au milieu d’autres informations. Je crois que j’en ai appris plus sur le Ka-50 par accident qu’en l’étudiant. Si je me plonge dans le manuel pour répondre à une question à propos de l’INS, j’en sors invariablement avec une petite idée du fonctionnement du récepteur ADF. Etre distrait par toutes ces caractéristiques est très amusant, et procéder par essais et erreurs est une bonne manière de découvrir des choses dont vous n’aviez même pas idée. Malheureusement, cela peut aussi avoir des inconvénients, comme quand vous appuyez sur le raccourci pour diminuer le régime moteur alors que vous êtes en stationnaire sur une zone escarpée quand vous étiez supposé appuyer sur la touche de zoom. Oui, c’est arrivé. Et oui, il y’a eu un incendie.

J’ai appris à utiliser beaucoup des fonctions de l’ABRIS liées au plan de vol et j’ai de façon certaine appris à effectuer une mise à jour de l’INS puisque que c’était l’objet premier de cette session d’apprentissage. Chemin faisant, j’ai découvert un floppée de nouvelles caractéristiques et j’en suis probablement revenu avec plus de questions que je n’en avais au départ. Apprendre à piloter le Ka-50 est un processus qui se fait par étape, comme avec tout ce qui est nouveau. Je mentirais si je disais maintenant que je suis suffisamment compétent pour pouvoir voler. Je ne sais même pas encore ce que veulent dire toutes les alarmes. J’en connais quelques uns mais ce n’est pas suffisant. Apprendre à piloter le Su-25T dans Flaming Cliffs a été un voyage fantastique grâce aux missions d’entraînement. Au terme de cet entraînement auto-imposé, j’étais encore loin d’être compétent, mais j’en savais assez pour réellement effectuer des missions de combat. Le Ka-50 va être un défi bien plus grand mais apprendre est extrêmement amusant.

Vous pouvez trouver ici une vidéo au format .wmv zippée que j'ai créée pour cette preview. Le fichier fait 144 Mo.

Mes remerciements à Eric "EricJ" Johnson pour m'avoir fourni le skin d'entraînement personnalisé du Ka-50 pour mes articles. Sa créativité et ses talents artistiques sont phénoménaux.

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Configuration de l'auteur:

Intel Core 2 Quad Q6700
4GB RAM
BFG 9800 GX2 PCIe 2.0 (1 GB)
Saitek X52 Joystick
CH Products Pro Pedals
NaturalPoint TrackIR 4:PRO™

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Traduction de Nick Asbestos pour