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.:: Palonnier Fenix F-16 Realsimulator / EMYSCA ::.
Wednesday 11 December 2002

Palonnier EMYSCA Realsimulator Fenix F-16

Si il est un accessoire sous estimé en simulation de vol, c’est bien le palonnier. A ce jour l’offre des fabricants est plutôt restreinte voir très réduite. Actuellement, on pourrait classé les palonniers en deux catégories, les abordables et les palonniers haut de gamme. Dans la catégorie abordable on trouve quelques modèles de CH Products et le Simped (méconnu car mal distribué) de la société Hoffman, quand aux Thrustmaster, les palonniers ne sont plus produit depuis plusieurs années, il est donc difficile de les trouver en boutique. Ces modèles remplissent parfaitement leur fonction même si certaines de leurs caractéristiques sont loin d’être réalistes.
Pour les modèles hauts de gamme, ils ne se distinguent avant tout par la qualité des matériaux employés, le but restant le même : contrôler la dérive et éventuellement les freins différentiels. Curieusement, il y a plus de modèles hauts de gamme que d’entrée de gamme, sans doute en raisons des exigences plus pointues des utilisateurs.

Le palonnier Fenix F-16 fabriqué par la société espagnol EMYSCA est un palonnier sans contexte haut de gamme déstiné à fonctionner avec le HOTAS Cougar, commençons par ce qui fait mal, le prix : plus de 1200 € (j’en vois qui sautent au plafond sans même l’aide d’un siège éjectable) oui, vous avez bien lu c’est plus chère qu’une carte vidéo dernier cri qu’on va garder 6 mois ;-) plus chère qu’un Cougar de Thrustmaster, mais à peu prêt équivalent à un bel écran. Heureusement le produit dispose d’assez de particularités pour justifier ce prix.
Tout d’abord il est intégralement constitué de métal et il suffis de le soulever pour s’en convaincre, on est autour des 10 Kg !. C’est une réplique d’un palonnier de F-18 qui est a 95% identique à celui du F-16 (et oui, l’Espagne a des F-18). La particularité de ce type de palonnier est que les pédales sont directement montées sur l’axe de pivotement du palonnier, leur angle n’est donc pas corrigé en fonction de la position du palonnier. Heureusement pour les chevilles du pilote, le débattement du palonnier est en fait assez limité (entre 10 et 15 degrés). Ce débattement restreint est compensé par une résistance aux mouvements élevée (on est pas loin de l’appareil de musculation). La résistance est telle qu’il peut être nécessaire de fixer le palonnier au sol (4 perçages sont d’ailleurs prévus à cet effet…) si votre plancher est recouvert de parquet ou de lino. Le système de rappel est dissimulé dans deux vérins qui comprennent également les potentiomètres, le tout étant garantie à vie. Du point de vue feeling, c’est totalement différent de ce que la plupart d’entre nous connaissent. En position centrale, le palonnier est en « équilibre » entre la contrainte des deux vérins. La précontrainte de ces derniers étant très élevée, il faut vraiment appuyer fort sur les pédales pour provoquer un début de mouvement, il est impossible d’actionner le palonnier par mégarde. Malgré la grosse précontrainte, la résistance est progressive, ce qui permet de très bien doser même si la course assez restreinte. Les potentiomètres semblent être à la hauteur et la précision de l’ensemble est irréprochable, comparable à un Simped (doté d’un capteur magnétique) qui est une référence en ce domaine. La précontrainte a également pour résultat de créer un point dur au point central ce qui peut surprendre ceux qui ont l’habitude de beaucoup utiliser le palonnier lors de manœuvres violentes.

Ce palonnier est doté de freins différentiels, c'est-à-dire que si l’on exerce une pression sur le haut des pédales, cela active les freins des trains d’atterrissage gauche et droit.
Chaque pédale pivote donc sur l’arbre principal du palonnier. La réponse du freinage est progressive et chaque pédale occupe un axe de Direct X (RY et SL1). Grâce aux fonctionnalités du Cougar il est possible de modifier la réponse de ces axes et d’y ajouter différentes fonctionnalités… Chaque pédale dispose de son vérin et la encore, la résistance au mouvement est importante, pour atteindre la butée il faut exercer environ 25 kg de poussée sur chacune des pédales, de quoi se faire les mollets. La précision est identique à l’axe principal donc rien à dire c’est parfait. Evidement, l’utilité du freinage différentiel est restreinte, car non supporté par de nombreux simulateurs dont Falcon 4, heureusement via le Cougar, il est possible d’activer la touche de freinage dés que la pédale atteint une position définie par l’utilisateur.

Dernière particularité du Fenix F-16, il est ajustable en profondeur. Comme dans un vrai chasseur, le pilote peut ajuster la distance qui le sépare des pédales. En tirant sur une petite poignée, il déverrouille le chariot principal. Ce dernier, via un système de ressort et de poulie est ramené vers le pilote. L’utilisateur n’a plus qu’à appuyer sur les pédales de façon à ce que le chariot glisse et le place à la distance souhaitée. Une fois le palonnier positionné, le pilote lâche la poignée et le chariot se verrouille dans ça position. Cette fonction est vraiment un plus pour les possesseurs de cockpit qui peuvent ainsi immobiliser leur palonnier tout en gardant une possibilité de réglage donc un meilleur confort en fonction de l’utilisation ou de l’utilisateur du cockpit.

Le seul vrai reproche que l’on peut faire à ce palonnier est qu’il ne soit pas monté sur roulements à billes ce qui provoquera un léger jeu à l’usage (imperceptible à l’utilisation car se trouvant sur un autre axe que celui qui est principalement actionné). Apres avoir questionné le fabricant et d’autre sources, il semble que le vrai palonnier souffre du même problème, parfois l’ultra réalisme à ces limites et il est dommage de ne pas avoir ajouté deux roulements qui auraient rendu ce palonnier supérieur à l’original.

Tout le monde ne volant pas exclusivement sur Falcon 4, il est important de le tester sous d’autres logiciels, ces points forts sous Falcon 4 peuvent s’avérer gênants sous d’autres softs. Avant tout, il est nécessaire de comprendre que le pilotage d’une personne à une autre peut être assez différent, surtout dans le cadre de la simulation, chacun ayant ses techniques et ses méthodes, les avis qui suivront sont donc avant tout personnel et basé sur les commentaires des propriétaires de ce palonnier.
Falcon 4 et évolution : parfait
Strike Fighter Project 1 : très correct (l’enveloppe de vol fait que l’on sent qu’un peu de souplesse dans le palonnier aurait été un plus)
Flanker 2 : parfait
CFS 3 : pas de problème mais achetez plutôt Il-2 ou Strike Fighter Project 1
FS 2002 : parfait
Xplane 6 : parfait (ce simu met vraiment en valeur la précision du palonnier
Il-2 : variable en fonction de l’utilisateur, si vous etes très violent avec le palonnier, sa résistance aux mouvements va ralentir vos actions ce qui peu surprendre, comme pour SFP1, un peu de souplesse aiderait…

Pour ce qui est du prix du produit, il est incontestablement élevé mais les qualités sont réels et justifient ce coût (la passion faisant le reste). Mais afin de rendre ce produit plus accessible à tous, le fabricant l’a décliné dans une version bridée, optionable. La version de base contient le chariot supportant le palonnier mais les freins différentiels ne sont pas actifs et il n’est pas possible d’ajuster la position des pédales. Les 2 options sont donc l’ajout des freins différentiels et l’ajout du rail afin de rendre le palonnier réglable.

Pour conclure, aucunes des personnes ayant acheté ce produit n’ont été déçues donc si vous avez les moyens, n’hésitez pas.

Le site Web du fabricant : www.realsimulator.com

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- ©2003 Bernard Valencelle 'Benhur' -