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.:: Tutorial : Navigation-combat avec le Su-25 ::.
Friday 05 March 2004

Sparfell nous propose cette Taduction exclusive de l'excellent article de Roberto 'Vibora' paru sur le site des Alas Rojas



En nous basant sur l'une des dernières versions de développement de Lomac, nous allons présenter dans cet article une approche détaillée de ce que sera la navigation et le combat dans le Su25 "Frogfoot", l'équivalent russe au A-10 "Warthog" américain. Cette présentation a pour objectif de donner une idée du niveau élevé de détails de la modélisation des systèmes et offrir un point de vue différent de Lomac, par rapport aux traditionnelles previews souvent centrées sur les aspects graphiques.

Bien sûr, tout ce qui suit est basé sur une version non finalisée du simulateur, et est donc sujet à changement jusqu'à la sortie effective de celui-ci. Evidemment, nous espérons que ces possibles changements n'auront pour effet que d'augmenter le réalisme des systèmes et la sensation d'être réellement aux commandes d'un Frogfoot.


Vue du cockpit du Su-25 dans Lomac
Pour les amateurs de comparaisons historiques, nous vous recommandos de visiter ce lien où l'on peut voir quelques screens de cockpit de Lomac tel qu'il était en l'an 2000. Et si l'on désire remonter encore plus loin, cet autre lien avec les cockpits de Flanker 1.5.



Modes de navigation

Naviguer avec le Su25 n'a rien de commun avec ce que l'on a l'habitude de faire sur le Flanker ou le Fulcrum : ici pas d'information sur les waypoints sur le MFD (qui, en effet, n'existe pas dans le modèle de base du Su-25 réel), ni sur le HUD, aussi devrons nous naviguer à l'ancienne, en lisant des instruments analogiques et en ayant bien étudié à l'avance notre route.
Signalons, cependant, que la possibilité de réaliser une navigation parfaite aux instruments analogiques n'est en aucune façon une nouveauté, car c'est l'un des points forts de la série Flanker (1.x et 2.x) , comme tout pilote de Flanker émérite le sait déjà surement.
Dans cette première partie, nous allons voir les différents modes de navigation du Su-25, et la façon dont ils affectent l'information fournie par l'instrument principal de navigation, le HSI (Indicateur de Situation Horizontale). L'explication prend pour exemple la situation initiale d'un appareil avec le plan de vol suivant :



Mode En Route

En entrant dans le cockpit, on se retrouve avec les instruments en mode navigation, nous indiquant que l'on se trouve sur le waypoint initial, en route vers le waypoint "1" du plan de vol. Si nous jetons un coup d'oeil à notre instrument principal, le HSI, nous voyons qu'il nous indique un cap de 177, comme prévu.
Mais, en réalité, c'est un peu plus compliqué qu'il n'y paraît, car ce qui indique le cap 177 n'est pas une aiguille, mais deux : une à tête double (et plus large) qui indique la route désirée, et une autre simple, avec une tête arrondie qui indique le cap direct vers le prochain waypoint. Dans notre cas, comme nous suivons à la fois la route désirée et le cap correct, les têtes des 2 aiguilles se superposent :



Si vous ne voyez pas la différence entre les 2 aiguilles sur cette image, ne vous en faites pas, nous y reviendrons plus tard, dans une situation où les deux aiguilles indiquent des caps différents.
En dehors du cap, nous avons un autre indicateur à la gauche du HSI qui nous donne la distance jusqu'au prochain waypoint sélectionné :



A chaque fois que l'on quitte le mode navigation, par exemple en engageant l'un des modes de combat, il est possible de revenir en mode nav avec la touche "1".

Mode Retour

Si, une fois en mode en route, on appuie de nouveau sur la touche 1, on passe au mode BO3B (en cyrillique), utiliser pour indiquer la route de retour à la base, qui a été prévue pour l'atterrissage sur le plan de vol. Si nous regardons la carte, le cap depuis le waypoint initial vers l'IAF (Initial Approach Fix : Point Initial d'Approche), qui est le point où l'on doit initier le plan de descente, est de 130° :



Sur le dessin, on voit l'IAF et le MM (Middle Marker ou balise intermédiaire) du plan de descente. Le MM sera utilisé pendant l'aterrisage, en mode ILS. Pour l'instant, dans le cas qui nous intéresse, les aiguilles sont alignées et indiquent le cap 130, comme prévu :


Les 2 aiguilles pointent vers l'IAF



Mode ILS

Si nous appuyons une troisème fois sur la touche 1, on engage le mode LOC (en cyrillique de nouveau). Dans cette situation, les 2 aiguilles marquent deux caps différents :

· L'aiguille double (route désirée) marque le cap du localizer de l'aéroport de destination (axe de la piste 072).

· La tête (ronde) de l'aiguille simple indique un cap 115 vers le point entre l'IAF et le seuil de piste, appelé balise intermédiaire comme nous l'avons déjà dit :


L'aiguille double indique l'axe de la piste et l'aiguille simple pointe vers le MM



Mode de pilotage

Si nous appuyons une 4ème fois sur la touche 1, nous engageons le mode de pilotage. Dans ce mode de navigation, les aiguilles du HSI se comportent de la façon suivante :

· L'aiguille double pointe un axe Nord-Sud, avec la tête vers le Nord et la queue vers le sud.

· L'aiguille simple pointe toujours vers le MM, de la même façon qu'en mode ILS :


L'aiguille simple pointe vers le MM et la double signale le Nord



En appuyant sur la touche 1 pour la 5ème fois, l'indicateur pointera vers les waypoint initial du plan de vol. Un sixième appui recommence le cycle des différents modes de navigation en enclenchant le mode en route. Les aiguilles pointeront alors à nouveau vers le waypoint 1 du plan de vol, situation dans laquelle on se retrouvera à chaque fois que l'on passera d'un mode de combat à un mode de navigation.
Avec un peu d'habitude, il n'est pas difficile de distinguer les différents modes :

· Le mode pilotage marque toujours le Nord, et après appui de la touche 1, on retrouve le mode de navigation en route.

· Le mode ILS indique le cap vers la piste.

· En mode retour, les 2 aiguilles sont toujours alignées initialement.

Du côté des informations qui, pour l'instant, manquent à l'appel dans le cockpit, on notera l'absence d'indication du waypoint actuel et du mode de navigation dans lequel le HSI se trouve. S'agissant d'une version non finalisée de Lomac, nous pouvons espérer que, d'ici à la sortie du simulateur, ces aides à la navigation seront disponibles.

Modes de combat

Le chapitre de la navigation étant terminé, passons à la partie qui nous intéresse le plus : le combat. Etant donnée la nature même du Su-25, avion d'attaque par excellence, la majeure partie du combat sera air-sol. Pour autant, on ne se retrouve pas sans défense en cas de rencontre avec un contact aérien : comme nous le verrons, nous avons aussi les moyens d'obtenir quelques victoires aériennes.

Pour illustrer tout ceci, nous allons voir un cas pratique dans lequel nous naviguerons jusqu'au point d'attaque et réaliserons une attaque au missile antiradar, au missile à guidage laser, à la roquette et au canon. De même nous utiliserons les missiles Air-Air et le canon contre deux Hind rencontrés sur la zone :



Navigation vers l'objectif

La mission commence en vol, une fois terminée la phase de décollage/montée depuis la base de Saki, nous nous retrouvons avec les 2 aiguilles du HSI centrées en direction du premier waypoint. Nous allons voir en détail ce qu'indique chaque instrument dans cette situation, mais avant cela, nous devons connaître une fonctionnalité du simulateur qui va nous permettre de voir les cadrans avec la plus grande clarté : les "touches collantes" ou "sticky keys"
Une caractéristique de Lomac est qu'il permet de mémoriser diverses vues dans le cockpit via ce qui a été nommé les "sticky keys". Chaque vue peut être programmée de façon à montrer un cadran en particulier, ou une zone du cockpit, avec le zoom adéquat pour lire les diverses indications.
Les "sticky-keys" sont générées par appui de la touche INSER (touche 0 du pavé numérique) et par appui simultané de toute autre touche du pavé numérique. Pour mémoriser une vue concrète, il faut suivre la procédure suivante :

· Appuyer sur la combinaison que nous souhaitons modifier, par exemple INS + KP3

· Ajuster la vue selon la convenance, en cadrage et en zoom.

· Appuyer sur ALT+INS et c'est prêt, la nouvelle vue est sauvegardée.

Voici à présent notre situation initiale dans le cockpit :



1: AOA de 5º et indicateur de G à 1 G.

2: Vitesse indiquée de : 440km/h. A ne pas confondre avec la T.A.S (True Air Speed : vitesse vraie) ou la G.S. (Ground Speed : vitesse sol)

3: Altitude barométrique: 2000m. Elle se mesure par rapport au niveau de la mer. A ne pas confondre avec l'altitude au-dessus du sol.

4: Radioaltimètre: le rectangle rouge indique que l'appareil est inactif car nous volons à plus de 1500m au dessus du sol. En dessous de cette altitude, le rectangle disparaît et le radioaltimètre fournit l'altitude au-dessus du sol.

5: Aérofreins, volets et train rentrés. Rappelons nous que le Su-25 a deux positions de volets. En utilisant la position 2, on se retrouve avec une attitude plus faible, ce qui augmente la visibilité vers l'avant.

6: Distance au prochain waypoint (en mode nav), à l'IAF (point initial d'approche en mode retour), au MM (balise intermédiaire en mode ILS). Ici, nous nous trouvons à 9 km du prochain waypoint.

7: ADI (Attitude director indicator ou Indicateur d'Attitude): barres du directeur de vol centrées et indicateur de déviation de route aussi centré.

8: HSI (dont nous avons déjà parlé dans le chapitre sur la navigation): les 2 aiguilles simples et doubles centrées. Rappelons nous que l'aiguille double indique la route recquise tandis que l'aiguille simple indique le cap direct vers le prochain waypoint. La tête de l'aiguille est la partie la plus épaisse et se termine en un triangle. La queue est la partie la plus fine et se termine en une ligne et nous indique la direction de la radiale sur laquelle on se trouve.

9: Variomètre (en m/s) et Indicateur de virages (aiguille et bille)

10: Horloge de bord (indique l'heure de la mission) et chronomètre (alt c)

11: Machmètre.

12: Indicateur de RPM. 100% signifiant le régime maximal.

13: Température des gaz d'échappement (EGT)

14: RWR

15: Jauge kéro. Elle indique le niveau des réservoirs internes (pas les externes!)

Profitons de cette situation initiale pour pratiquer un peu de navigation avant d'arriver sur la zone d'attaque. Si nous virons de 30º à droite, nous dévions de la route selon ce que montre la figure ci-dessous et l'indication sur le HSI change de la façon suivante :





Le cap actuel est le 030 et l'aiguille double continue d'indiquer la route désirée N-S, mais l'aiguille simple nous indique le cap direct, ici le cap 330. Ceci signifie que si nous virons de 30° à gauche, nous aurons à nouveau centré l'aiguille double (cap plein Nord), mais sans nous diriger vers le waypoint 1, si ce n'est que nous volons sur une route parallèle à celle qui était prévue. Si au contraire, nous avions viré de 60° à gauche, nous aurions centré l'aiguille simple, mais sans suivre le plan de vol prévu (l'aiguille double pointerait vers 30° à droite). Voyons donc ce qu'il faut faire pour se retrouver de nouveau sur le plan de vol :

Interception de la route en approche :

Si nous poursuivons le cap actuel (030), l'aiguille simple continuera à virer vers la gauche, pointant toujours vers le waypoint1. Rappelons nous que "les têtes tombent et les queues se lèvent" (NdT : traduction directe de ce qui semble être une expression mémotechnique espagnole !! ) : la tête continuera à tomber et la queue de l'aiguille à se lever. Par exemple, si dans notre cas, nous virions au cap 300, que se passerait-il ? La tête de l'aiguille tomberait à notre droite et s'approcherait de la route requise de 330, bref, nous serions sur un cap d'interception en approche du waypoint.

Interception de la route en éloignement :

En continuant avec le cas antérieur, la queue de l'aiguille simple commencerait à monter, s'approchant du cap marqué par l'aiguille double (180). La queue de l'aiguille simple nous indique la radiale sur laquelle nous nous trouvons à chaque instant, et de la même façon, la queue de l'aiguille double nous indique la radiale, ou cap d'éloignement depuis le waypoint sélectionné.

Ainsi, pour intercepter la radiale 180 du waypoint, mais en éloignement, il faudrait virer vers le 210, ou mieux le 225, puisqu'il est de rigueur d'intercepter les radiales d'éloignement sous 45°.

Dans l'image suivante nous venons juste de survoler le 1er waypoint :



En passant ce waypoint, l'ordinateur de bord permute automatiquement vers le waypoint suivant. Maintenant l'aiguille double pointe vers le 280 qui est le cap entre le WPT1 et le WPT2, le point d'attaque en l'occurrence. Comme nous sommes parfaitement établis sur la route, l'aiguille simple marque aussi le 280 et l'indicateur de déviation de route (CDI ou TDI marqué par la flèche rouge) est aussi parfaitement centré. La distance au waypoint d'attaque est alors de 15 km.

Mode d'attaque Air-Sol :

Comme nous sommes en direction du waypoint initial d'attaque, nous passons en mode air-sol :



Nous pouvons continuer à naviguer vers le point d'attaque car l'aiguille simple continue à indiquer le cap vers le waypoint initial d'attaque (280) . Il est important de bien planifier le vol avant le décollage (points de route et point initial d'attaque) car l'identification finale de l'objectif se fait en visuel (à moins d'utiliser uniquement des missiles antiradar). En abandonnant le mode de navigation, nous perdons l'indication de la distance au prochain waypoint (on peut vérifier l'indication 0Km), il est donc important de se faire une idée de combien de temps il reste avant de passer au mode d'attaque.
Pour éxecuter la mission, et profitant du fait que Lomac permet de choisir individuellement l'emport sur chaque pylône, nous avons chargé notre appareil d'un mélange personnalisé d'armes et de contre-mesures, qui, à notre avis, sera le plus efficace pour l'occasion :



Voyons comment, une fois en vol, nous pouvons utiliser le panneau d'armement situé à notre gauche, pour voir le pylône sélectionné (en tenant en compte que la sélection se fait de l'extérieur vers le centre, c'est à dire que le pylône externe sera sélectionné en premier pour successivement arriver vers le pylône le plus interne). La lumière verte nous indique sa disponibilité, et elle s'éteind quand le pylône est vide. Les sigles d'identification sont les suivants (en carctère pseudo cyrillique … (NdT : pas dans la simu mais dans cet article :-b ) :

HPC: roquettes
YP: missiles Air-Sol ou Air-Air
b: bombes
BPY: canon
Rayures noires et blanches : canon vide

En tenant compte que les pylônes sont numérotés de gauche à droite sur le panneau du cockpit, voici la sélection que nous verrons sur le panneau d'armement :


Sélectionnés et disponibles : les pylônes 2 et 9 avec des roquettes (HPC). En dessous de HPC apparaît BPY pour nous indiquer que nous disposons du canon interne.


Les pylônes 3 et 9 sélectionés. Comme nous avons une nacelle ECM sur le pylône 3, seul le pylône 8 apparaît disponible avec un missile (YP).


Les pylônes 4 et 7 sélectionnés avec des missiles (YP). Comme on peut le voir, nous continuons de sélectionner des pylônes externes vers les internes.


Les pylônes 5 et 6 sélectionnés. Sur le 6 nous avons un réservoir de carburant, aussi seul apparaît disponible la bombe (b) sur le pylône 5.


En sélectionnant le canon, le sigle (PBY) apparaît. La lettre K sur l'indicateur inférieur nous informe que pour l'instant nous disposons de plus de la moitié de la capacité du canon.


A mesure que nous dépensons des munitions en tirant au canon, l'indicateur de capacité montrera ½, ¼ puis des rayures noires et blanches lorsque les obus seront épuisés.



Avant de rentrer sur la zone de combat, il est préférable d'activer ses contres mesures électroniques (ECM). Ce faisant, une petit voyant lumineux s'allume sur le panneau de droite :



Maintenant que nous connaissons tous nos systèmes et avons activé nos contre-mesures, nous sommes prêts pour commencer le combat. Voyons comment utiliser tout l'arsenal que nous trimballons sous les ailes :

Les missiles antiradar Kh-58 y Kh-25 MP ne cachent pas de grand mystère : on pointe le nez de l'avion vers la source des émissions électromagnétiques (NdT dont la direction approximative est donnée par le RWR) et on verrouile avec la touche TAB. Le réticule se centre sur la source d'émission en nous indiquant sa distance, avec un marqueur de distance minimale de tir sur l'arc épais. Ces missiles sont de type tir-et-oubli, si bien que nous pouvons changer de cap vers une autre source d'émission pour la verouiller, tant qu'il nous reste des missiles bien entendu.



Les missiles à guigage laser Kh25L y Kh-25ML requièrent un maniement plus compliqué car ils exigent que le pilote désigne la cible manuellement. Il faut d'abord établir un contact visuel avec l'objectif et initier un piqué, ni trop prononcé ni trop plat vers celui-ci. Il est préférable de trimmer correctement l'avion pour pouvoir maintenir ce piqué à la vitesse choisie. Activer l'automanette poura s'avérer très utile, évitant ainsi un ajustage postérieur du trim qui pourrait ruiner notre visée.
Le nez pointé vers l'objectif, activer le laser avec la touche “o”. Le réticule apparaît sur le HUD et nous devons le déplacer avec le curseur de visée jusqu'à le situer sur la cible, que l'on peut alors verrouiller par la touche TAB. Le réticule se fixe sur le point du terrain sélectionné et nous donne une indication de la distance à l'objectif ainsi qu'un marqueur de distance minimale de tir.
Le réticule de visée fournit les informations suivantes :

Indicateurs dynamiques

. L'arc fin indique la distance à la cible, plus il diminue (sens anti-horaire), plus la cible est proche.

. L'arc épais indique la distance restante avant d'arriver à la distance minimale de tir.

. Le petit triangle, visible en haut (à 12:00h) à l'intérieur du réticule est un indicateur de roulis.

Indicateurs statiques

. Chaque trait long représente une distance de 1000 mètres à la cible.

. Chaque trait court représente une distance de 250 mètres à la cible.

Une fois verrouillé, on peut toujours déplacer le réticule. Il est nécessaire de tirer avant d'atteindre la distance minimale tout en continuant à ajuster la visée surtout si l'objectif est mobile. Il est important de se rappeler que l'arc épais disparaît lorsqu'on a atteint la distance minimale de tir.

Dans les deux images suivantes, on observe la séquence de tir. A gauche, nous sommes sur le point d'atteindre la distance limite, mais comme nous avons situé le réticule de visée correctement, c'est le moment de tirer. A droite, une fois le missile lancé, on doit continuer à déplacer le réticule pour le maintenir sur les cibles car elles sont mobiles :





L'attaque air-sol au canon et aux roquettes n'est pas plus problématique que de réaliser une approche stabilisée vers l'objectif, comme nous l'avons vu précédemment. Il nous faut allumer le laser (touche “o”) afin d'obtenir une information correcte sur le réticule (le voyant d'alerte vert s'allume alors). Une fois à portée de tir, le voyant d'alerte rouge s'allume, et le cercle épais indique la distance au point ciblé :



Mode d'attaque Air-Air

Après avoir éliminé les objectifs terrestres, nous allons terminer le travail en nous occupant des 2 hélicpotères qui patrouillent sur la zone. Pour cela, nous passons en mode Air-Air et vérifions sur le panneau d'armement que nous avons bien sélectionné les deux missiles R-60 (AA-8) de courte portée pour l'autodéfense :



Pour l'attaque avec les missiles, il suffit de localiser visuellement la cible, la verrouiller avec la touche TAB et attendre d'être à portée avant de tirer. L'indication de distance à la cible est fournie par deux sources : le voyant rouge à la base du HUD, qui s'allume dès que l'on est à portée de tir et l'arc épais du réticule (comme nous l'avons déjà vu, avec des marques tous les 250 et 1000 mètres sur le cercle du réticule)
L'attaque au canon est tout aussi simple, l'important étant évidemment de manœuvrer pour atteindre une position de tir.


Sur ce screenshot, on voit un Hind verrouillé au missile


Sur celui ci, vous pouvez apprécier un tir canon qui fait mouche !



En résumé, malgré le fait qu'il s'agit d'un simulateur non centré sur un seul avion, nous pouvons être tranquilles, car il apparaît bien que Lomac va suivre la tradition de la série Flanker, tant dans l'attention portée aux modèles de vol qu'à la modélisation des systèmes. Les instruments dans le cockpit sont fiables et précis (héritage de Flanker 2) permettant une navigation complète sans lever le nez des instruments. De son côté, le panneau d'armement permet de connaître à tout moment l'état de nos capacités offensives et défensives, se substituant sans problème aux indicateurs digitaux des avions plus modernes.
Nous espérons que ce petit article vous aura donné envie de piloter l'un des avions les moins connus de Lomac, mais qui reste une machine d'attaque impressionnante dont la puissance destructrice du canon en fera pâlir plus d'un !! ... Alors, Su-25 ou A-10 ? Il incombera à chacun de choisir d'ici peu de temps (croisons les doigts).

NdT : Muchas gracias a Roberto 'Vibora' y a las Alas Rojas para permitirnos traducir su articulo ;o)

  Roberto
   
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- ©2003 Bernard Valencelle 'Benhur' -